Prendre sa retraite à l’étranger peut être synonyme de choses très positives : du soleil, une meilleure qualité de vie, un nouveau départ…, mais aussi d’inquiétudes…et parmi elles, il y a la question de la santé.
Avec l’âge, les difficultés augmentent et être bien soigné et bien remboursé devient extrêmement important.

Sur ce dernier point, tout dépendra du pays que vous aurez choisi pour votre retraite à l’étranger.

 

1er cas – Si pour votre retraite à l’étranger, vous choisissez un pays de l’Union européenne/EE/suisse :

 

Vous pourrez transférer vos droits à l’assurance maladie dans votre pays d’installation.

Pour cela il sera nécessaire de demander à l’assurance maladie dont vous relevez (caisse primaire d’assurance maladie, caisse de mutualité sociale agricole ou sécurité sociale pour les indépendants) votre formulaire S1-« inscription en vue de bénéficier de la couverture d’assurance maladie »- qui certifie que vous avez droit à une couverture médicale complète.

Si vous dépendez d’une caisse primaire d’assurance maladie, la demande sera à effectuer sur ameli.fr ou par téléphone au 3646 depuis la France.

Une fois installé sur place, vous remettrez ce formulaire à l’organisme d’assurance maladie du pays et vous pourrez alors bénéficier de la prise en charge de vos soins médicaux selon les modalités prévues localement.

Vous n’aurez aucune cotisation à payer dans ce pays.

Vos frais de soins incomberont toujours à la France, aussi, vous devrez vous acquitter d’une cotisation d’assurance maladie qui sera directement prélevée sur vos pensions au taux de 3,2 % pour votre retraite de base et de 4,2 % pour vos retraites complémentaires et de 7% pour le régime des indépendants. Vous serez exonéré de CSG et de CRDS, dès lors que vous n’aurez plus votre résidence fiscale en France. 

Durant votre retraite à l’étranger, vous aurez intérêt à conserver votre carte vitale car vos droits à soins en France seront conservés et utilisables durant vos séjours dans l’hexagone ou en cas de retour définitif au pays.

 

check-list retraite à l'étranger

Les démarches pour partir vivre à l'étranger sont lourdes.
Afin de ne rien oublier et de ne pas faire d'erreur qui pourraient vous coûter cher, nous vous recommandons d'utiliser notre chek-list de la retraite à l'étranger (à télécharger gratuitement)

 

2ème cas – Si pour votre retraite à l’étranger, vous choisissez un pays hors de l’Union européenne/EE/suisse mais avec un accord bilatéral d’accès au système de sécurité sociale :

 

Le plupart des conventions bilatérales de sécurité sociale prévoient l’accès au régime d’assurance maladie du pays d’accueil.

Selon le pays d’installation et/ou la nature de l’accord passé, ces prestations pourront

  • être à la charge de la France : vous devrez alors payer une cotisation d’assurance maladie sur vos pensions de retraites françaises
  • ou à la charge du pays d’accueil

A noter : la plupart des conventions ne s’appliquent qu’aux personnes de nationalité française ou de la nationalité du pays cosignataire de la convention.

 

Lors de vos séjours temporaires en France, vos soins pourront être pris en charge à condition : 

 

si vous êtes retraité du régime général de la sécurité sociale française (Cnav, Carsat) : de vous inscrire au Cnarefe (Centre national des retraités de France à l’étranger) et d’adresser ensuite vos demandes à la Caisse d’assurance maladie de Seine-et-Marne qui gère le Cnarefe.

si vous êtes retraité du régime de la sécurité sociale français et adhérent à la CFE (Caisse des français de l’étranger) :  d’adresser vos demandes de remboursement à la Caisse d’assurance maladie d’Indre –et-Loire Centre.

si vos pensions vous sont versées par un organisme qui n’appartient pas au régime général de la sécurité sociale française : vous devrez appliquer les modalités  que celui-ci vous indiquera.

 

3ème cas – Si pour votre retraite à l’étranger, vous choisissez un pays hors Union européenne/EE/suisse sans accord bilatéral d’accès au système de sécurité sociale :

 

Vous ne serez plus couvert par l’assurance maladie en France et en contrepartie, vous n’aurez aucune cotisation à verser.

Vous aurez 2 possibilités pour que vos soins soient pris en charge dans votre pays d’accueil :

• adhérer au régime local
• ou adhérer à la CFE

L’adhésion à la Caisse des Français de l’Etranger (CFE) vous permettra d’être remboursé pour vos frais de soins à l’étranger sur la base du tarif de la sécurité sociale française.

Vos soins lors de vos séjours en France pourront vous êtes remboursés dans les mêmes conditions que dans le cas précédent (pays hors de l’Union européenne/EE/suisse mais avec un accord bilatéral d’accès au système de sécurité sociale).

 

Quelle que soit votre situation vous aurez intérêt à souscrire à une assurance privée complémentaire pour compléter votre régime de base

Dans certains pays les frais médicaux coûtent très cher, c’est notamment le cas en Asie.

Il est donc recommandé de souscrire un contrat d’assistance ou d’assurance, qui garantit le remboursement des frais médicaux engagés et le rapatriement sanitaire en cas de maladie à l’étranger.

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